Voici les typographiques essentielles qui vous permettront de dactylographier vos textes, vos articles si vous êtes blogueur, peut-être même votre premier roman, et dans tous les cas vos courriers. Quant aux dialogues, je sais que l'on se pose toujours la question de leur mise en forme...

·                   Pour les signes simples (Barre oblique, apostrophe ou trait d’union) : aucun espace, ni avant ni après le signe.

·                   Pour les signes de ponctuation, la règle est simple :

1.        Signe simples (,  .  …) un seul espace après le signe.

2.        Signes doubles ( ; : ! ?) deux espaces, un espace avant le signe et un après le signe.

Voici un petit tableau récapitulatif :

Pas d'espace avant 

Pas d'espace après

Pas d'espace avant 

Un espace après

Un espace avant 

Un espace après

Un espace à l'extérieur 

Pas d'espace à l'intérieur

/

La barre oblique

.

Le point

:

Les deux points

( )

Les parenthèses

'

L'apostrophe

,

La virgule

;

Le point virgule

{ }

Les accolades

-

Le trait d'union

...

Points de suspension

!

Le point d'exclamation

[ ]

Les crochets

 

 

-

Le tiret

?

Le point d'interrogation

""

Les guillemets droits

 

 

°

Le symbole degré

« »

Guillemets à la française

“ ” 

Les guillemets à l'anglaise

 

 

*

L'astérisque

%

Le symbole pourcentage

 

 

 

 

 

 

Le tiret des incises

 

 

 

Les guillemets

Ah ah !! Mais que voit-on ? Il faillait que ça se complique avec les guillemets...

Qu’est-ce qu’un Guillemet droit ?

Un guillemet droit, c’est ça : " " et c’est différent de ça « » 

Donc, pour un guillemet droit, dit "à l’anglaise" (" ") (enfin pour être juste, les guillemets à l’anglaise c’est ça : “ ”), on applique la même règle que pour les parenthèses : pas d’espace à l’intérieur des guillemets mais un espace à l’extérieur. (ALT 0147 pour obtenir  et ALT 0148 pour obtenir )

Pour les guillemets dits « à la française » (« ») : on applique la règle du signe double, soit un espace avant et un espace après le signe. (ALT 174 pour obtenir : « et ALT 175 pour obtenir : »)

 

Le tiret

Et pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliquer avec le tiret ?

En effet, il ne faut pas confondre « tiret » que l’on considère comme un signe simple de ponctuation (donc, un espace après le signe) et le trait d’union qui est considéré comme un caractère (donc pas d’espace)… Eh eh !! Et vous croyez que c’est aussi simple que ça ?

 

·                   la césure

Et bien c’était sans compter sur la césure !

La césure c'est la coupure en fin de ligne d'un mot trop long. 

La règle est : On met un tiret à la fin de la première ligne (sans espace) et rien sur le début de la deuxième.

Eh, eh ! Et bien ce n’est pas tout !

·                   Les incises

Vous avez aussi les incises… On place une incise lorsque l’on veut isoler une partie d’une phrase. Par exemple : Ce petit chat – pas si petit d’ailleurs – savait se rendre féroce.

Normalement, le trait des incises est un peu plus long que le tiret, on l’appelle le tiret cadratin.

Dans le cas des incises, et c’est l’exception qui confirme la règle, nous mettrons un espace avant le signe et un espace après le signe.

Les dialogues

Et maintenant que nous avons élucidé les problèmes de tirets et des guillemets, nous en venons naturellement aux dialogues.

La ponctuation des dialogues est une calamité mais pas une fatalité : quand mettons-nous les guillemets, où commencent les tirets…

Premièrement, on ouvre le dialogue par un guillemet ouvrant "« " et on le ferme par un guillemet fermant "»"

Pour le moment c’est simple.

Lorsque nous avons une seule réplique (je dis bien réplique et non phrase), on l’encadre entre guillemets. Si on use d’une incise (dit-il, répondit l’inspecteur Gontran…), on l’intègre à la phrase seulement si elle se trouve au milieu de la phrase.

Exemple 1 :

« Jim Masterton doit la voir dans le décor qui lui convient, se dit-elle. C’est là une chance merveilleuse, unique. Il faut la saisir. » (Agatha Christie – Le mystère de Listerlade)

Exemple 2 :

« Merde, alors ! » cria-t-il. (Hervé Bazin – L’huile sur le feu)

 

A chaque changement d’interlocuteur doit ensuite être signalé par un tiret. Et selon la vieille école : sauf pour la première réplique qui doit-être annoncée par un guillemet ouvrant. Et la fin du dialogue, dans ce cas, doit être fermé par un guillemet fermant.

Exemple :

« A forte partie, ça m’en à l’air ! Murmura-t-il enfin.

- Vous craignez que ça continue ?

- J’en ai peur.

- Peur, peur… »

(Hervé Bazin – L’huile sur le feu)

Remarquez que l'incise « Murmura-t-il enfin » est restée dans les guillemets.

Mais dans l’édition, il est de plus en plus l’usage de supprimer tous guillemets dans les dialogues et de ne laisser que des tirets cadratin (Alt + 0151). Aussi, notre texte sera retranscrit comme suit dans nos ouvrages :

- A forte partie, ça m’en à l’air ! Murmura-t-il enfin.

- Vous craignez que ça continue ?

- J’en ai peur.

- Peur, peur… 

Voila de quoi nous faire regretter notre bonne vieille plume !

 

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